Le Béret en laine

Le Béret en laine

L'origine de la laine 

La laine est une fibre d’origine animale qui n’est autre que les poils provenant de la tonte de certaines espèces dont les qualités peuvent varier en fonction de l’animal et son environnement.

Il existe de nombreuses espèces de moutons qui vont donner des laines à caractéristiques variées. La laine est une fibre complexe composée de Kératine qui peut être pluricellulaire et recouverte d’écailles. Selon la race, du mouton, la fibre peu changée et la forme des cellules peuvent être différentes. Par exemple, la Mérinos est constituée de deux types de cellules, certaines sont fines et petites et les autres sont de tailles plus importantes. C'est le mélange de ces deux fibres qui créera ces ondulations ce qui caractérise le Mérinos. Celles-ci seront la laine la plus fine que l’on peut trouver chez les moutons.
D’autres espèces produisent une laine moyenne de 125 à 300 mm de longueur, et d’autres auront une longue de 200 mm tels que le moutons anglais Lincoln.

L'histoire de la laine 

L'histoire de la laine débute à la préhistoire – 10 000ans avant J-C en Asie Mineure. Le mouton est utilisé pour la nourriture, le vêtement et les abris. Avant l’invention des cisailles – probablement pendant l’âge du fer – la laine est arrachée à la main ou par des peignes en bronze.

En 2 500 av. J.-C, les métiers à tisser autour de la Méditerranée produisent des tissus exceptionnellement fins. Les draps des tombeaux égyptiens affichent une filature et un tissage jusqu’à 100 fils par cm. La mobilité des moutons permet donc aux Perses, aux Grecs et aux Romains d’introduire les moutons et leur laine dans toute l’Europe. À l’époque romaine, la laine, le lin et le cuir sont les principales matières premières des vêtements des peuples Européens. Les Romains apprécient particulièrement les compétences en tissage des Britanniques. L’établissement de fabriques de laine romaines à Winchester, en Angleterre, en 50 av. J.-C., aide les Britanniques à améliorer leurs méthodes qui utilisent des métiers à tisser verticaux ; la chaîne est alors tendue entre deux barres horizontales. Ils sont encore utilisés de nos jours pour la tapisserie, par exemple. Leur laine devient supérieure aux autres grâce à un élevage sélectif.

À l’époque médiévale, à mesure que les échanges commerciaux, le réseau développé par les foires annuelles s’étendent en Afrique du Nord, en Grèce et jusqu’en Egypte. Pendant le XIIe siècle, le tissage à l'Italienne est stimulé par la conquête normande de la Grèce.

Au cours des années 1200, la mécanisation est introduite dans la production de tissu sous la forme de moulins à eau servant à battre ou fouler la laine tissée : le foulon. Le foulon est utilisé pour dégraisser et assouplir la laine en resserrant les fils après le tissage. Pour le métier à tisser, des pédales sont utilisées pour soulever tour à tour un certain nombre de lisses différentes, c’est-à-dire des cadres différents, afin d’obtenir des motifs plus complexes. Cette invention est probablement d’origine chinoise. Quant au moyen de passer le fil de trame dans la foule, il reste le même pendant longtemps : on utilise une navette renfermant le fil de trame, pour le faire glisser à la main dans la foule, ce qui limite de fait la largeur de l’ouvrage. Pour réaliser de grandes pièces, deux tisserands doivent se passer la navette.

Au XIIIe siècle, le commerce de la laine devient le principal moteur économique des Pays-Bas et de l’Italie centrale. Avant la Renaissance, les Médicis et d’autres grandes maisons bancaires de Florence construisent leur patrimoine et leur système bancaire sur leur industrie textile à base de laine, contrôlée par l’Arte della Lana, la guilde de la laine. À la fin du XIVe siècle, l’Italie prédomine, bien que la production italienne se tourne vers la soie au XVIe siècle.

Tout comme l’Espagne, l’Angleterre gèle ses frontières aux exportations de laine brute. En 1377, le roi d’Angleterre Edward III, « le marchand de laine royale », arrête les importations de produits tissés et le tissage domestique des laines étrangères et invite les tisserands flamands à fuir l’invasion espagnole pour s’installer en Angleterre. L’industrie de la laine est en plein essor en Angleterre et culmine pendant le règne du roi Henri VIII (1509-47). Il saisit les troupeaux des monastères et les redistribuent aux favoris de la Cour. Cela pousse les bergers sans emploi à immigrer en Amérique. En 1660, les exportations de textiles en laine représentent plus de la moitié du commerce extérieur de l'Angleterre. ( les deux tiers )

En Espagne, le commerce de laine permet de financer les voyages de Christophe Colomb et des conquistadors. Christophe Colomb apporte des moutons à Cuba et à Santo Domingo lors de son deuxième voyage en 1493, et Cortez emmène leur descendance lorsqu’il explore ce qu’est maintenant le Mexique et le sud-ouest des États-Unis. Les Navajos et d’autres tribus indiennes du sud-ouest sont célèbres encore aujourd’hui pour leurs magnifiques tapis de laine et des tentures murales colorées. Afin de préserver ses sources de revenus, l’Espagne instaure la peine de mort à quiconque exporte des moutons jusqu’en 1786.

Le béret de laine

 L’origine de ce couvre-chef à plateau en laine feutrée n’a jamais été vraiment établie. Il semble succéder au birrus​ ​, un manteau court à capuchon, porté dans toute la Gaule jusqu’au Moyen-Âge. Son appellation vient du béarnais où il sert de coiffe pastorale. Apanage du berger béarnais, il est fabriqué dans les Pyrénées avec de la laine de moutons Mérinos.

Le Béarn revendique l’origine du béret Français en tant que savoir-faire local. Les techniques de tricotage, de foulonnage et de feutrage font partie du patrimoine béarnais. Elles garantissent l’étanchéité du béret. Reconnu en 1835 pour ses caractéristiques particulières, le béret devient un accessoire du quotidien. Il est porté par la population rurale pour éviter de subir le froid et l’humidité. Le béret pour enfant fait son apparition dans les cours de récréation.

Il prend peu à peu le statut d’emblème régional. Sa forme circulaire aplatie et souple sur le dessus, sa couronne de cuir et la doublure cousus à l’intérieur participent au confort et à la robustesse du couvre-chef. Autrefois, une liguette permettait de régler le tour de tête pour un maintien fiable de la coiffe. La tradition du béret ne se limite pourtant pas au Béarn. Les guides de hautes montagnes ainsi que les chasseurs se l’approprient.
Les artistes du XVIIIe siècle prennent la pose avec et place le béret dans l'imaginaire publique comme le couvre chef des peintres. Le béret est alors l’accessoire du peintre par excellence : respirant mais chaud, il est utilisé pour résister au froid des ateliers. Son port, codifié selon le corps de métiers ou la région, devient le symbole d’une identité marquée.

Aujourd'hui le béret n'a pas quitté le cœur des Français. Bien qu'il ne soit plus autant porté, l'intérêt autour de ce couvre chef est toujours d'actualité. Le béret aux connotations parisienne et artistique est en 2022 majoritairement porté par des femmes ayant un style bien à elles. Les bérets de laines confortable et robuste sont par leur forme un atout et un accessoire de glamour à votre tenue de tous les jours.  

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