Pourquoi porter un béret ?

Pourquoi porter un béret ?

Pourquoi porter le béret ? 

Un béret est une casquette ronde, plate et sans visière, portée par les hommes comme les femmes depuis des siècles. Les bérets sont fabriqués à partir de pièces circulaires d'étoffe tricotée, tissée ou feutrée, parfois de velours, et tirés vers le bas par une ficelle, une bande de fil ou une lanière de cuir de manière à s'adapter à la tête. Ils peuvent être décorés d'objets, tels que des rubans, des plumes, des blasons, des bijoux, des pierres précieuses, des tissus et des cordons.

Le béret peut être porté à plat sur la tête (style parisien), rabattu sur le crâne pour couvrir les oreilles ((plus courant en hiver), en arrière sur la tête (telle une auréole), en diagonale sur un côté (style mode) ou sur les yeux pour dormir (plus rare).

Des preuves historiques et archéologiques de l'art indiquent que des variantes du béret ont été portées par les habitants de l'âge du bronze en Europe du Nord, les anciens Crétois, les Étrusques, des aristocrates anglais comme Henry VIII, ainsi que des artistes baroques et modernes (de Rembrandt à Picasso).

Le Béret basque

Le béret "basque" moderne est né chez les bergers vivant de part et d'autre des Pyrénées, dans le sud de la France et le nord de l'Espagne. Dans les Provincias Vascongadas espagnoles, on portait des bérets de différentes couleurs : rouge en Guipúzcoa, blanc en Ávala, bleu en Biscaye. Finalement, les Basques ont tous adopté le bleu, tandis que les bérets rouges ont été repris comme élément du costume folklorique provincial dans la Navarre voisine. Le port du béret noir s'est répandu dans les villages de toute l'Espagne et, dans les années 1920, il était associé aux classes ouvrières en France.

Production

La production de bérets basques remonte au XVIIe siècle dans la région non basque d'Oloron-Sainte-Marie, une petite ville du sud de la France, où les moutons paissaient sur les flancs des montagnes voisines. Les habitants, comme beaucoup d'autres peuples, ont découvert que lorsqu'ils étaient mouillés et frottés ensemble, de petits morceaux de laine devenaient feutrés.

La fabrication du béret s'est industrialisée au XIXe siècle, la première usine, Beatex-Laulhere, à l'origine à la main pour les hommes. D'autres usines ont suivi et, en 1928, plus de vingt marques produisaient des millions de bérets pour les marchés internationaux, stimulés par les migrations militaires et civiles de la Première Guerre mondiale.

À l'origine, on utilisait de la laine de mouton française, puis du mérinos importé d'Australie et d'Afrique du Sud. Au milieu du XXe siècle, des bérets plus souples en Angora (fourrure de lapin) mélangée à des thermo fibres ont attiré les femmes.

Les bérets basques sont généralement fabriqués durant l'hiver. Il s'agit d'un long processus de fabrication. 

Voici les dix étapes : tricotage, couture, feutrage, blocage, séchage, vérification, brossage, rasage, "confection" ou finition, et livraison.

En 1996, un musée du béret a été ouvert dans le village de Nay, parrainé par le fabricant Blancq-Olibet, qui propose au public des visites éducatives sur la fabrication du béret basque.

Utilisation du béret

Au fil du temps, le béret a été porté pour des raisons esthétiques, militaires politiques, et religieuses. Le béret foncé est devenu la marque de fabrique de Che Guevara, leader de la révolution cubaine de 1959, et de nombre de ses disciples ultérieurs. Un béret du Che est conservé au Musée de la Révolution à La Havane.

Il y a également une signification particulière pour certaine couleurs. Par exemple, le béret noir est devenu si populaire auprès des travailleurs urbains français que les combattants du mouvement de résistance (Maquis) portant le béret pendant la Seconde Guerre mondiale ont pu se fondre dans la foule sans éveiller les soupçons des forces d'occupation allemandes. En 2000 les bérets noirs sont devenus la norme pour toutes les nouvelles recrues de l'armée américaine, dans le but d'attirer et de stimuler le moral d'une armée entièrement volontaire. Le béret bleu est associé aux forces armées des Nations Unies. Le béret est porté par les armées modernes du monde entier, notamment en Irak, en Afrique du Sud, au Pakistan, au Venezuela, en République démocratique du Congo et en Russie. 

En raison de sa souplesse, le béret était idéal pour les uniformes militaires de rang inférieur. Porté à l'origine par les marins français du XIXe siècle, il a été adopté pendant la Première Guerre mondiale par les troupes alpines. Depuis le conflit coréen, les bérets verts identifient les forces spéciales, les parachutistes portent les bérets marrons et les Rangers de l'armée américaine le béret est passé du noir au feu.

Dans le but de lutter contre la criminalité urbaine durant les années 1990, des unités de volontaires ont été mises en place, elles sont connues sous le nom d'Anges Gardiens ou de "Bérets rouges" ont commencé à patrouiller dans les rues des villes en Europe et aux États-Unis. Mais également dans des centres urbains en Afrique, en Amérique du Sud et au Japon. Leurs bérets rouge vif servent à avertir les délinquants et à rassurer les habitants.

Les Rastafari jamaïcains, et d'une manière générale les révolutionnaires d'Amérique centrale et des États-Unis, soutenant le nationalisme religieux noir, suivent les indications bibliques en portant des dreadlocks couverts par un béret noir tricoté ou crocheté avec des cercles rouges, dorés et verts. Les Rastafaris considèrent le béret et les dreadlocks comme la couronne d'un individu.

En tant que mode occidentale, le béret est porté comme un accessoire de mode (souvent rattachée à la mode parisienne) par les adultes (hommes comme femmes) et les enfants depuis les années 1920 et est particulièrement populaire en temps de guerre et lors des Jeux olympiques d'hiver. Faisant partie de l'uniforme obligatoire des éclaireuses américaines, le béret a été adopté en 1936 et n'a été remplacé qu'en 1994 par la casquette de baseball à visière, universellement populaire.

Il existe en effet des variantes du béret, il y a le bonnet écossais, une casquette plate en laine tissée ou tricotée avec une cocarde en ruban et des plumes qui servent à identifier le clan et le grade du porteur (la série Peaky Blinders en fait la promotion depuis sa sortie). Porté en biais et généralement de couleur bleu foncé gris ou noir, il a été un symbole du patriotisme écossais. L'ensemble du costume des Highlanders, y compris le Bluebonnet, a été interdit pendant de nombreuses années par le gouvernement britannique.

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